• On me demande...

    Cette rubrique regroupe les questions qui me sont posées (en discutant avec d'autres parents, qu'ils pratiquent l'IEF ou non, ou par mails)

  • Aujourd'hui, je vais tenter de répondre au(x) questionnement(s) d'une maman reçu(s) par mail wink2.

    Se lancer en IEF n'est pas compliqué administrativement parlant : 2 déclarations à envoyer, une au maire, l'autre au Dasen. C'est tout... Vous pouvez trouver les informations officielles ici : site du service public.

    Ensuite, ça n'est pas un choix anodin, ça change pas mal de choses dans nos vies quotidiennes. C'est un cheminement personnel, plus ou moins long, et il me semble important, en tant qu'adultes, de bien peser le pour et le contre, de bien réfléchir à l'organisation, de prévoir les changements au niveau du budget familial, etc... Bien sûr, parfois, le retrait de l'école doit se faire en urgence, mais le plus souvent, c'est une possibilité à laquelle les parents avaient déjà pensé.

    Pour les supports, là encore, il s'agit de choix : comment voyez-vous votre IEF ?

    Avec supports scolaires ou sans supports scolaires ? (sans support du tout, personnellement, je n'ai jamais vu, même les familles en unschooling utilisent des supports, c'est peut-être même celles qui en utilisent le plus wink2).

    Si on choisit des supports scolaires, avec ou sans CPC ? (CPC = cours par correspondance).

    Sachant qu'on peut faire un mix de tout ça : certaines matières en CPC, d'autres avec manuels et d'autres en totale liberté...

    Parmi les CPC, le CNED a une particularité, c'est le seul à dépendre directement de l'éducation nationale, il peut donc être gratuit si vous obtenez l'accord de l'académie. L'enfant est alors inscrit au "CNED réglementé" et il est considéré comme "scolaire" (donc pas en IEF). Si vous n'obtenez pas l'accord de l'académie, vous pouvez souscrire une "inscription libre" (qui est payante). L'enfant est alors considéré en IEF (et il faut faire les déclarations) ; pour les examens, il devra s'inscrire en "candidat libre", les notes obtenues via le CNED ne compteront pas (pas de contrôle continu) et il devra passer des épreuves ponctuelles en plus des épreuves des candidats scolaires (elles remplacent les notes de contrôle continu ; par exemple, pour le brevet, les candidats libres passent un épreuve de langue).

    Pour obtenir le CNED réglementé, il faut prouver que l'enfant ne peut pas suivre sa scolarité dans un établissement : c'est très encadré.

    La phobie scolaire, même reconnue par le médecin de l'académie, n'ouvre pas automatiquement le droit au CNED règlementé : un autre dispositif est généralement proposé avec une partie des cours à domicile (avec des enseignants qui se déplacent) et une autre en établissement, le but étant de ne pas couper l'enfant du milieu scolaire afin qu'il puisse le réintégrer complètement petit à petit.

    J'espère avoir répondu. S'il vous faut des précisions, n'hésitez pas à laisser un commentaire wink2.

    Myhal


    votre commentaire
  •  Alors là... c'est une bonne question... la suivante, s'il vous plaît... he

    Sérieusement, il n'y a pas de recette (ou plutôt, il y en a une par enfant, et comme je ne connais pas le vôtre...).

    Même pour les miens, ça reste en partie un mystère... et pourtant, je leur ai tous appris à lire. Ce que je peux faire, c'est vous raconter comment l'apprentissage de la lecture s'est passé pour chacun d'eux.

    Le Grand à appris à lire "tout seul" entre 4 et 5 ans. Je répondais à ses questions, il venait avec un livre, me montrait un mot, une lettre un groupe de lettres et me demandait quel son ça faisait. Il repartait, revenait, ect... Il pouvait y passer des heures, mais pas tous les jours... J'avoue que sur le moment, je n'ai pas réalisé qu'il apprenait à lire.

    Ma Deuxième s'est contentée de ce qu'elle faisait en maternelle. Elle posait quelques questions, mais sans plus. Elle a donc appris en passant par une méthode globale, puisqu'en maternelle, les enfants apprennent à reconnaître des mots. Arrivée en CP à la maison, je suis passée par les alphas et une méthode syllabique. Elle a su lire assez vite (aux vacances de Noël, c'était "plié").

    Ma dernière (6 ans actuellement) a eu du sur-mesure. Avec elle, j'étais vraiment plus attentive (j'avais plus d'expérience et j'étais plus informée que pour les 2 premiers) et j'ai vu (presque) tous les mécanismes se mettre en place, c'était un peu "magique". Elle a procédé un peu comme son frère, sauf que j'avais plus "d'outils" à lui proposer, j'étais plus préparée (on pourrait plutôt dire, moins démunie). J'ai pu m'adapter pleinement et suivre sa propre progression. Je me suis basée sur la méthode syllabique. J'ai aussi utilisé les alphas (seulement le DVD et les figurines), ce qui a permis d'acquérir très vite les sons voyelles et le principe de la combinatoire. Ensuite, j'ai enrichi au fur et à mesure qu'elle s'intéressait à une lettre ou à un son. Je lui ai fabriqué énormément d'étiquettes : des étiquettes syllabes, puis des mots, pour finir par des phrases (je m'étais même amusée à faire de petites histoires avec ces phrases, il fallait les remettre dans l'ordre, ça amusait beaucoup la Minette). Ma seule règle était que sur les étiquettes que je lui donnais, il n'y avait que des sons qu'elle pouvait lire. Quand elle a su utiliser tous les graphèmes/phonèmes, je lui ai donné son premier manuel de lecture, "à l'aube de l'école", avec lequel nous les avons tous revus de façon plus "académique", tout en lisant de petites histoires.

    Au final, elle a su lire tous les graphèmes un peu avant ses 5 ans et demi, en suivant son rythme et ses envies. Elle a évolué par paliers : étant très demandeuse pendant un moment, puis plus rien, se contentant de ce qu'elle connaissait (et évoluant dans d'autres domaines), pour revenir à la lecture, etc...

    Maintenant, elle lit de façon autonome. Je ne saurai pas donner son niveau en fonction d'une classe scolaire, mais à l'oral, nous en sommes à travailler la lecture courante (fluidité, respect de la ponctuation, ton, changement de voix en fonction des personnages... on rit beaucoup ^^).

    Si j'avais un conseil à donner, ça serait de suivre votre enfant, ne rien précipiter (surtout avant 6 ans), et de prendre du plaisir à l'accompagner dans ses découvertes wink2.

    Myhal


    votre commentaire
  • L'apprentissage de la lecture est bien souvent source de stress pour les parents (que l'enfant soit scolarisé ou non). Dans notre société, la lecture est partout, les enjeux de son apprentissage sont immenses. Alors quand on pratique l'IEF et que l'on prend la responsabilité d'apprendre à lire à son enfant, la pression (même si, bien souvent, on se la met tout seul), est très forte.

    "Vais-je réussir à lui apprendre à lire ?" (ou plutôt en arrière pensée "et si je n'y arrivais pas ?")... On peut même reporter (bien malgré nous), la pression sur les épaules de notre enfant, surtout quand des difficultés pointes le bout de leur nez.

    STOP !

    Vous savez quoi ? la lecture est un plaisir he. Essayez de ne pas perdre ça de vue et de ne pas transformer l'apprentissage de la lecture en corvée ^^.

    Lorsque j'ai commencé l'école à la maison, ma deuxième entrait en CP, donc l'apprentissage de la lecture était une priorité.

    Mais la lecture ne commence pas au CP, elle commence dès tout petit en donnant le goût des livres aux enfants (souvent au sens propre sarcastic).

    Très tôt, je lis des histoires aux bébés. Les miens avaient une préférence pour les imagiers et les "T'choupi" (probablement parce que visuellement, ils sont accessibles aux tout-petits).

    Dès le départ, je leur apprends aussi à respecter "l'objet livre" (ça ne se mange pas ^^, on tourne les pages doucement, etc. ...)

    Dès qu'ils se déplacent, ils ont des livres costauds à leur disposition (pages cartonnées épaisses et livres de bain).

    Encore maintenant, il ne se passe pas une journée sans que je lise quelque chose à ma dernière (en dehors de l'IEF). Quelque chose qu'elle choisit (c'est important), peu importe si ça fait 1000 fois que je lui lis, peu importe qu'elle le connaisse par cœur : je lis pour elle.

    Si un enfant aime les livres, il va s'intéresser petit à petit à ce qu'on lit (donc à ce qui est écrit) et commencer à poser des questions sur "ce qui est écrit là". Je pense qu'il faut y répondre, peu importe l'âge de l'enfant, surtout ne pas lui dire qu'il est trop petit : c'est un sujet qui l'intéresse, il n'y a pas d'âge "légal" pour commencer..

    Avec ma dernière, c'est à ce moment là que j'ai introduit les jeux de discrimination visuelle pour exercer l’œil à être attentif (jeu d'ombres, de différences, de mise en paire, de cherche et trouve...), pas nécessairement avec les lettres (personnellement, je n'en fais pas avec des lettres).

    A peu près au même moment, j'ai proposé des jeux de phonologie (j'explique ça ici (clic)), pour entraîner l'oreille à faire attention à ce qu'elle entend. (pour les jeux d'écoute, on peut commencer très tôt, c'est quelque chose qui plaît, généralement, aux tout-petits).

    On ne lit pas, on prépare son corps à lire, et croyez-moi, l'apprentissage de la lecture en est grandement facilité.

    Ce sont des jeux, donc on peut aussi les proposer aux enfants sans que ceux-ci s'intéressent à ce qui est écrit dans les livres. C'est juste que c'est un signe qui montre que l'enfant est prêt pour commencer la discrimination visuelle (la vue est un sens qui s'affine lentement, ça ne sert à rien de brusquer les choses).

    Plus l'enfant est jeune, plus il faut faire attention à notre posture : répondre à sa curiosité, oui, la devancer, non wink2.

    Myhal


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique