• L'année scolaire est terminée (depuis quelques temps déjà et les dernières semaines étaient plus légères), il est donc temps de préparer la prochaine.

    En fait, j'ai déjà commencé : les ouvrages de bases sont choisis et presque tous arrivés (il me manque celui de SVT pour mon Grand)... les supports supplémentaires (plus ludiques, moins scolaires, mais tout aussi importants) sont, eux, encore en cours de sélection...

    Le planning annuel des plus grands est fait (pour moi, ça correspond à faire la liste des notions à aborder, puis à découper ça en semaines, pour chaque matière). J'ai également sélectionné les exercices intéressants, il faudra probablement que j'épure un peu cette liste afin de cibler d'avantage sur les difficultés, mais ça, je le fais au moment de la leçon avec eux : je les connais bien et généralement, je repère assez vite ce qui passe très bien et ce qui coince... dans certaines matières, mon Grand choisi lui-même ses exercices (je ne sais pas encore si je laisserai la même liberté à la Puce).

    J'aurai 2 collégiens cette année : le Loulou en 3ème et la Puce en 6ème. Le Loulou souhaite se présenter au brevet des collèges, et plusieurs stages sont aussi prévus. Pour la Puce, la nouveauté va être une plus grande liberté dans son organisation : pas vraiment d'emploi du temps, juste une liste de ce qu'elle est sensée faire dans la semaine, à elle de se gérer (comme son frère, en fait). Je verrai ce que ça donne et si elle a du mal à s'organiser, je l'aiderai à poser un cadre plus précis.

    La Minette, quant à elle, continuera son petit bonhomme de chemin, elle aura 5 ans cet été, donc elle n'est pas soumise à l'obligation d'instruction. Je vais continuer à suivre son rythme, le supports formels choisis correspondant, pour la plupart, à un niveau CP. Mais je ne la considère pas en CP : elle fait encore des siestes l'après-midi, et bien sûr, elle passe le plus clair de son temps à jouer, danser, chanter... pour elle, le travail, même formel et scolaire, n'est pas une corvée ; souvent elle me dit "j'en ai marre de jouer, je vais travailler" ou encore "Maman, mon cerveau à besoin de connaître de nouvelles choses, tu peux me montrer..." (généralement, elle a une idée bien précise de ce que "son cerveau" veut connaître he). Donc, pour elle pas de planning... juste des choses à préparer au fur et à mesure de son évolution, des ses "envies/besoins"...

    Ce qui me reste à faire : couvrir les livres et prendre de l'avance sur la préparation des leçons des grands et des corrigés des exercices (pour la plupart, j'ai le livre du professeur, mais je vérifie toujours)... j'aime avoir de l'avance, ça laisse plus de place aux imprévus et aux envies d'autre chose...

    Je vous reparle des supports bientôt

    Myhal

     


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  • Ces dernières semaines ont été bien (très / trop) occupées

    Entre les contrôles pédagogiques des 2 grands, la boulimie de lecture de la plus jeune, et la recherche / comparaison de supports pour l'année prochaine (+ le quotidien, hein, ça on ne s'en défait pas sarcastic), j'avoue avoir bien tenté d'écrire quelques articles, mais le temps me manquait trop, et rogner sur mon temps de sommeil n'est pas une solution pérenne...

    Enfin, la fin d'année approche, les grands finissent leurs programmes, il ne reste plus grand-chose... le soleil daignant pointer le bout de ses rayons, nous profitons d'avantage de l'extérieur.

    Je reviens vous parler bientôt de mes trouvailles pour l'année prochaine wink2

    Myhal


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  • Depuis quelques semaines, la Minette (4 ans) est très attirée par la lecture.

    Petit à petit, elle apprend à lire, tranquillement, en s'interrogeant, en me posant des questions, en observant ses livres, l'étiquette de la bouteille d'eau, la boîte de céréales...

    Petit à petit, elle repère certaines lettres, certaines syllabes, certains mots...

    Petit à petit, elle partage ses découvertes, ses progrès, tranquillement, à son rythme...

    Petit à petit, elle m'a demandé des "choses" pour lire, tout d'abord des syllabes, puis des mots...

    Pour la lecture de syllabes, j'utilise une roue des sons (vous pouvez en faire une ou utiliser celle de chez Validée par exemple). Pour plus de solidité, j'ai imprimé la mienne sur bristol, plastifié uniquement la première roue (la couverture), les autres étant coloriées au fur et à mesure des sons découverts par la Minette (rouge pour les sons voyelles, bleu pour les sons consonnes). Pour varier les plaisirs (et les supports), j'utilise aussi des étiquettes faites maison (là aussi fabriquées au fur et à mesure des découvertes de la Minette) et sans couleur.

    Pour la lecture de mots, j'utilise aussi des étiquettes (gris pour les lettres muettes, vert pour les sons complexes), qu'elle place près des objets correspondants (ou des images de ces objets).

    Pour le moment, elle en est là... la prochaine étape sera la lecture de petites phrases, mais je ne sais pas quand, ni comment (sur étiquettes, dans un livre, d'une autre façon ?)... je verrai bien ^^.

    La Minette utilise son alphabet mobile pour écrire (il est en cursive, donc elle fait le lien script-cursive sans soucis, peut-être grâce au loto des lettres avec lequel elle joue depuis près d'un an). De temps en temps, elle s'entraîne à écrire (sur des fiches plastifiées, sur son ardoise, dans ses dessins, au tableau...), mais l'intérêt pour l'écriture est pour le moment bien moindre que celui de la lecture... elle a 4 ans, rien ne presse wink2.

    J'ai aussi en ma possession plusieurs "méthodes de lecture grand public"... je n'adhère pas complètement (à chaque fois, il y a quelque chose qui me gène, au moins un peu), et pour le moment, elles n'ont pas servi puisque je m'adapte aux questions de ma fille... mais elle commence à s'y intéresser (surtout l'une d'entre elles), peut-être la transition étiquettes / livres dont elle a besoin... là aussi, je verrai bien he

    Je vous parlerai bientôt de tout ce que je possède du côté de l'apprentissage de la lecture, et de ce dont je me sers / ou pas et pourquoi.


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  • Je ne sais pas chez vous, mais la maisonnée tourne un peu au ralenti en ce moment... je le constate surtout au niveau des levers : ils sont généralement plus tardifs... même moi, qui suis plutôt matinale (normalement, je me réveille avant la sonnerie du réveil), en cette période, j'ai plus de mal à sortir de la couette... la Minette (4 ans), émerge rarement avant 9heures malgré un coucher vers 20h30 et une grosse sieste de 2 bonnes heures (bon, en même temps, elle est en convalescence d'une pneumonie)... mes deux grands font régulièrement des nuits de 11h (21h - 8h)... bon, vous me direz, rien d'anormal, ils sont juste dans la fourchette haute du temps de sommeil "recommandé"...

    Alors, évidemment, la journée d'instruction en prend un coup : comment débuter à 8h en se levant à 8h ? Naturellement, je pourrai les réveiller pour "maintenir" le rythme... oui, mais combien de temps ? après tout, s'ils dorment plus que d'habitude, c'est qu'ils en ont besoin... le raccourcissement des journées (qui sont les plus courtes de l'année en ce moment), le manque de lumière "naturelle", la lutte contre la fraîcheur et les microbes, etc. ne me semblent pas étrangers à ce phénomène... pourquoi ne pas leur permettre d'écouter leur corps qui réclame du repos, plutôt que de les épuiser ?

    Du coup, un léger réaménagement s'impose : je maintiens le cap des matières du matin (français, maths et langue(s)), qui s'étalent sur le début d'après-midi... et puis, on termine par la matière de l'après-midi (sciences, histoire, géographie, EMC, arts...) quitte à poursuivre le weekend selon l'envie et la disponibilité...

    C'est le choix que je fais : satisfaire d'abord nos besoins primaires, afin d'être pleinement disponible ensuite...^^

    Myhal


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  • Ici, la "mise au travail" se fait sans difficulté grâce à notre routine : après avoir pris leur petit-déjeuner, s'être habillés et faits beaux, les enfants se mettent au travail... c'est aussi simple que ça...

    Donc je n'ai pas d'autre conseil que d'instaurer une routine pour mettre les enfants au travail facilement.

    Cependant, se mettre au travail facilement ne veut pas dire qu'ils sont plein d'enthousiasme et tout sourire absolument tous les jours, bien sûr que non ! quelle idée, franchement ! he

    Se mettre au travail sans difficulté est une chose (importante), garder la motivation des troupes en est une autre (toute aussi importante)... ^^

    Ce qui aide ici, c'est que les enfants sont responsables de leurs apprentissages : bien sûr, c'est moi qui propose, conçoit, adapte... mais je ne peux pas apprendre à leur place, donc ensuite, c'est à eux de jouer, je ne suis là que pour les accompagner, les guider, les aider si besoin... ce qu'ils apprennent, soit je le sais déjà, soit je n'en ai pas (ou plus) besoin... c'est eux qui ont besoin de ces savoirs / compétences (ne serait-ce que pour pouvoir continuer à s'instruire tranquillement à la maison), mon rôle se limite à leur fournir différents supports pour qu'ils y aient accès... Je pense que tous les enfants devraient en avoir conscience, parfois le simple fait de le leur dire permet de lever certains blocages / refus...

    Sur le papier, ça paraît simple, mais ce détachement est assez difficile en réalité : ce sont mes enfants, je ne souhaite pas plus qu'eux qu'ils retournent à l'école où ils sont vraiment malheureux... Parfois j'ai peur qu'ils prennent du retard lorsqu'ils préfèrent profiter du beau temps dehors à désherber les par-terres, récolter des graines, observer des tas de "gendarmes" sur l'écorce ou aux pieds des arbres, s'interroger sur ce qu'ils y font, admirer les rares papillons qui volent encore dans le jardin, jouer ou tout simplement rêver... Je dois résister pour ne pas les interrompre et les renvoyer à leurs travaux plus académiques... et puis, finalement, du retard par rapport à quoi ?

    Les enfants sont aussi acteurs de leurs apprentissages : proposer des thèmes qui les intéressent n'est pas le plus important pour ça (même si ça aide), pour moi, le plus important pour les rendre acteurs, c'est de ne pas leur mâcher le travail, leur apprendre à chercher, savoir où et comment trouver l'information qui leur manque... la salle de travail est une ruche : ils se déplacent pour chercher un ouvrage, consulter internet, s'étalent sur le sol si besoin pour avoir plusieurs documents sous les yeux... ils apprennent à trier, organiser, synthétiser... bien sûr, tout ceci ne se fait pas sans difficultés, ni accompagnement de ma part, mais petit à petit, ils ont de moins en moins besoin de mon aide, ils sont de plus en plus autonomes, et donc acteurs de leurs propres apprentissages (qu'ils soient choisis ou imposés wink2)... finalement, petit à petit, ils apprennent à se passer de moi... n'est-ce pas le but de toute éducation ? (oui, éducation, et non instruction winktongue)

    Myhal


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  • Je suppose que vous avez, vous aussi, entendu cette petite phrase, mi-question mi-exclamation...

    Et bien non, je ne suis pas leur maîtresse : je suis leur maman... d'accord, je prend en charge leur instruction, mais ça ne fait pas de moi une maîtresse ou un professeur...

    Je ne fais jamais de cours magistral : je n'ai avec moi qu'un ou deux enfants (parfois 3), pas 25 à 30 (voir plus)... je ne suis pas non plus face à eux, mais plutôt à côté, voir lovée dans le canapé... les enfants réagissent aussitôt, les échanges sont nombreux... ça tient d'avantage de la discussions que du cours, vous ne croyez pas ? winktongue

    Je n'ai pas le sentiment d'enseigner comme un professeur, mais plutôt d'accompagner, guider, donner des astuces, et bien souvent, (re)découvrir avec eux.

    Je ne suis pas obligée de passer à la suite, si une notion n'est pas comprise, afin de devoir "boucler le programme" : je peux me permettre d'y passer autant de temps que nécessaire, en prenant des chemins détournés pour contourner une difficulté... Je peux respecter le rythme de chaque enfant (qu'il soit plus lent ou plus rapide que la moyenne) parce que je n'ai pas de groupe classe à gérer.

    Je ne suis pas obligée de me limiter à un programme quelconque : si un sujet intéresse, on creuse... peu importe si ça aurait dû être vu plus tard.

    Non, définitivement, je ne suis pas la maîtresse et je vous avoue que ça me convient tout à fait ^^.

    Bonne rentrée à tous les enseignants wink2


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  • Bon, évidemment, je ne vais pas vous parler de ma routine de ménage, ça n'est pas ce qui vous intéresse en venant ici he.

    Comme dans beaucoup de famille, nous faisons les fondamentaux le matin, et le "reste" l'après-midi...

    Voici ce que ça donne pour la Puce (CM2) :

    • La matinée
      • Dictée de phrase(s) + analyse (environ 15 minutes... ça prendra probablement plus de temps les premiers jours).
      • Conjugaison : une courte leçon, ou un verbe à conjuguer, ou un court exercice (environ 15 minutes).
      • Calcul : 4 opérations à poser (environ 15 minutes)... je ferai probablement évoluer cette période en cours d'année...
      • Étude de la langue (hors conjugaison) (environ 30 minutes ; si elle n'a pas terminé, je l'arrête au bout de 40-45 minutes).
      • Vocabulaire 3 x par semaine en alternance avec une situation d'écriture 2 x par semaine (environ 30 minutes).
      • Mathématiques (environ 45 minutes).
      • Anglais (environ 30 minutes).
      • Littérature (lecture du texte avec moi, je m'assure que le vocabulaire ne pose pas de problème et de la compréhension globale).
    • Après-midi
      • Littérature (réponses aux questions, recherches sur un thème lié, etc.).
      • Histoire ou Géographie ou Sciences ou EMC ou Arts... (sujets proposés ou intérêt personnel).

     

    Et pour le Grand (4ème) :

    • Matin
      • Dictée de phrase(s) + analyse (environ 15 minutes).
      • Littérature (environ 45 minutes).
      • EDL (environ 30 minutes).
      • Mathématiques (environ 1h).
      • Anglais (30 minutes).
      • Chinois (30 minutes).
      • Latin (30 minutes).
    • Après-midi : 2 matières au choix parmi :
      • Histoire / Géographie / EMC
      • Arts
      • SVT
      • Physique / Chimie
      • Technologie
      • Programmation

     

    Les durées sont indicatives, les enfants ne surveillent pas l'heure (et moi non plus)... si je fais changer d'activité au bout de 40-45 minutes (60 maximum pour le Grand), c'est parce qu'ensuite, les enfants sont moins attentifs, et, honnêtement, il n'est pas nécessaire de regarder l'heure pour le remarquer... (sauf s'ils font des recherches personnelles sur un sujet qui les intéresse).

    La Puce a une sorte de planning à la journée avec une liste de choses à faire qu'elle coche ou surligne au fur et à mesure. Elle choisit l'ordre (en respectant matin et après-midi pour des raisons pratiques pour moi)

    Le Grand a la même chose, mais sur une période plus étendue (qui peut aller jusqu'à 2 ou 3 semaines suivant les matières) : il m'a demandé plus d'autonomie, alors je vais d'avantage le laisser répartir son travail, j'interviendrai et le conseillerai, si c'est nécessaire (j'ai la chance d'avoir un ado autonome et à l'écoute des conseils qu'on lui donne wink2)

    Là-dessus, vient se greffer la Minette, qui commence toujours sa matinée par la date (ensuite, c'est au gré de ses envies : jeux, cahiers, ateliers maison, bricolage...).

    Parfois, nous finissons la matinée plus tôt que prévu, nous partons alors faire une promenade... Parfois, nous n'avons pas fait tout ce qui était prévu, ça n'est pas dramatique... Parfois nous décidons d'un commun accord que la journée sera chômée (pas très souvent, mais ça arrive)... Parfois, nous travaillons le weekend (pas très souvent non plus)... Souvent, nous ne nous occupons pas des vacances des copains : quand une pause s'impose, nous la prenons, c'est tout (idem dans la journée)... ce qui n'empêche pas de profiter de copains scolarisés quand eux sont en vacances (ou pas, d'ailleurs he).

    La politique de la maison est : "tout ce qui est fait n'est plus à faire". Et jusqu'à maintenant, nous avons toujours bouclé le programme de l'année mi-juin au plus tard...

    Myhal


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  • Quand les gens savent que je pratique l'IEF avec mes enfants, que je travaille et que je suis seule (adulte) une bonne partie de la semaine, une question qui vient assez vite est "comment vous organisez-vous ?" (et ses variantes ^^).

    La première fois, je me suis trouvée assez "bête" de répondre "je ne sais pas, ça se fait assez naturellement"... ce qui n'est pas faux, mais cette réponse ne m'a pas réellement satisfaite (et probablement pas mon interlocutrice de l'époque), alors je me suis mise à observer mon foyer pour déterminer notre façon de nous organiser... au début, je n'ai rien trouvé de particulier, c'est difficile d'avoir un regard "extérieur" à son propre foyer... ce que je voyais c'est qu'effectivement, ça tournait relativement rond... sans (gros) heurts...

    Honnêtement, je n'arrivais pas à expliquer notre organisation... c'est une amie qui m'a mise sur la piste quand elle m'a dit alors que je venais de coucher ma dernière "j'admire la façon dont tu gères le coucher, chez nous, c'est souvent un moment de pagaille, de tensions et de pleurs"... et moi de lui répondre naturellement qu'en fait, ce moment était "ritualisé" et donc ne posait pas de problème (ou très rarement, et la plupart du temps quand le rituel est perturbé).

    Je crois que c'est à ce moment là que j'ai réalisé ce qu'était notre organisation et pourquoi je ne la voyais plus vraiment : mon astuce, ce sont les routines...

    Alors je sais bien que c'est un mot qui fait fuir : la routine, le train-train, etc... ça a une connotation négative, je suis d'accord... mais je ne parle pas de La routine, cette spirale infernale qui fait que nous avons l'impression que le temps nous file entre les doigts et que nos journées sont toutes les mêmes... je parle de nos routines, ou rituels si vous préférez...

    Quand je m'en suis rendue-compte, j'ai été quelque peu chamboulée et j'ai voulu arrêter nos routines (que j'avais alors assimilées à La routine)... ça a été catastrophique : je n'ai jamais autant crié - brassé de l'air - tourné en rond... que pendant cette période (et les enfants aussi)... il régnait une ambiance détestable, un ras-le-bol presque constant, j'étais épuisée et pourtant, j'avais l'impression que rien avançait... j'ai donc fini par réactiver les routines, en les aménageant un peu au passage et tout est rentré dans l'ordre, comme par magie, et je ne suis pas prête d'y renoncer (les aménager au fur et à mesure de nos besoins, oui, bien évidemment, les abandonner, non).

    Quelle est ma définition d'une routine ?

    Mon dico me dit : "habitude prise de faire quelque chose toujours de la même manière"... et bien c'est à peu près ça... il y a des routines plutôt "rigides" qui ne tolèrent pas trop les changements, c'est le rituel du coucher avec un tout-petit par exemple... rituel qui évolue au fur et à mesure que l'enfant grandi pour devenir plus souple... on peut aussi les appeler "rituel", "planification", "to do list", "emploi du temps", etc...

    Pourquoi mettre en place des routines ?

    Personnellement, j'y vois plusieurs avantages :

    • parce qu'elles donnent un cadre clair qui sécurise les enfants : savoir ce qui va se passer après est rassurant pour eux.
    • parce qu'elles limitent les conflits (si si, je vous assure) : c'est directement lié au premier point, ils savent ce qu'il va se passer, donc ils peuvent anticiper, et les "décisions" des adultes (comme le moment de la douche) ne sont plus arbitraires.
    • parce qu'elles développent l'autonomie : chacun sait ce qu'il a à faire, donc même si la mise en place d'une routine demande un accompagnement de l'adulte, à terme, les habitudes sont prises et deviennent des automatismes (comme le lavage des mains après le passage aux toilettes).
    • parce qu'elles libèrent du temps : on ne se pose pas la questions sur ce qu'on va faire, on le fait... à la fin de la journée, les minutes grappillées peuvent dégager 1 à 2 heures...
    • parce qu'elles boostent l'estime de soit : finalement, on pensait ne jamais parvenir à tout faire, et bien si, c'est fait et sans douleur en plus...
    • parce qu'elles nous permettent d'économiser notre énergie : en nous rendant plus efficace, on gagne non seulement du temps, mais aussi de l'énergie (on se disperse moins).
    • pour toutes les raisons ci-dessus, elles limitent le stress.

     

    Pour quelles activités mettre en place des routines ?

    • pour absolument tout ce que vous voulez... c'est très variable d'une personne à une autre... la seule chose importante est que la routine doit vous soulager... si vous n'arrivez pas à la tenir et qu'elle devient une contrainte, c'est qu'elle ne vous convient pas, il faut alors l'ajuster jusqu'à trouver celle qui vous convienne.
    • on peut avoir des routines liées à des moments de la journée (souvent nous en avons tous plus ou moins pour le lever et le coucher, ce qu'on fait quand on rentre etc).
    • on peut avoir des routines liées à des activités que l'on aime faire (par exemple se ménager un moment pour lire ; se lever un peu plus tôt pour profiter du calme en buvant tranquillement son café...).
    • on a également des routines liées à l'hygiène : le lavage des mains quand on rentre et après un passage aux toilettes (si si, ce sont des routines, et en plus elles sont faciles à mettre en place avec de jeunes enfants)...
    • il y a des routines personnelles, d'autres qui sont familiales.
    • on peut mettre en place des routines pour des choses à faire qui reviennent souvent (personnellement, j'ai une routine pour le ménage).
    • évidemment, nous avons aussi une routine pour l'IEF.
    • certaines routines se mettent en place naturellement, d'autres ont besoin d'un cadre écrit (comme un emploi du temps, une liste à cocher...)

     

    Je ne dis pas que mettre en place une (ou des) routine(s), est la solution miracle qui fonctionne avec tout le monde (je n'y crois pas une seconde)... mais chez nous, ça fonctionne vraiment bien yes.

    Myhal


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  • Voilà déjà quelques semaines que je réfléchis au sujet de la prochaine année scolaire.

    Pour la Minette (qui aura 4 ans), je vais poursuivre de la même manière, c'est-à-dire ancrer certaines notions via des ateliers "maison" ; lui proposer des cahiers du commerce pour le plaisir (pour elle, de les remplir et de regarder ce qu'elle a déjà fait, pour moi, de garder une trace concrète de ses apprentissages... même s'il y a un décalage entre les ateliers et les cahiers ^^) ; élargir son horizon à travers des visites, des documentaires (livres et/ou vidéos), des jeux, des sorties, des observations... et surtout, la laisser vivre et évoluer librement he

    Pour la Puce (niveau CM2), j'ai déjà quasiment tout ce dont nous avons besoin et une idée précise de là où je souhaite aller avec elle pour chaque matière (ou presque). En fait, je suis relativement tranquille puisqu'en préparant son CM1, j'ai pas mal anticipé sur l'année suivante, me doutant que pour de nombreux objectifs, il valait mieux que j'étale sur 2 années plutôt qu'une (même si j'ai prévu une progression pour chaque année). Et même si je ne savais pas trop où j'allais, finalement, mes "prévisions" tombent plutôt justes...

    L'inconnue vient de mon Grand, qui souhaite réintégrer la maison pour sa 4ème (et peut-être la suite, nous verrons, chaque chose en son temps). Alors que faire : CPC / pas CPC ? Lui, préfère des "préparations maison", avec des manuels choisis (avec soin) et une planification précise, souple et réaliste pour qu'il puisse avancer en autonomie, tout en lui laissant un maximum de temps libre pour qu'il développe ses propres centres d'intérêts, bien sûr... moui-moui-moui, "et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu"... ça ne me déplaît pas de lui faire du sur-mesure, ça me fait même plutôt envie (et j'avoue que sa confiance me fait plaisir ^^)... mais ça me fait un peu peur aussi... se laisser porter par un CPC semble "confortable", mais la réforme du collège me plaît moyennement (pour rester polie), alors à quoi bon prendre un CPC si on ne s'y retrouve pas en tant qu'accompagnant ? Peut-être optera-t-on pour un mélange des deux : CPC pour certaines matières et quelque chose de moins encadré pour d'autres... Bref, pour lui, rien de bien défini pour le moment...

    Myhal


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  • Depuis quelques jours, nous entendons de nouveau parler de la "nouvelle orthographe" et les polémiques qui entoure celle-ci (le texte de cette réforme date de 1990, ça n'est donc pas une nouvelle fraîche).

    Le français est une langue vivante, et comme tout ce qui est vivant, il est normal qu'elle évolue : il y a régulièrement des modifications, des introductions, des suppressions, etc., dans le but, non pas de simplifier dans le sens appauvrir (pensez vous réellement que ça soit le but de nos académiciens ?), mais plutôt d'harmoniser.

    Après, toutes les évolutions ne sont pas forcément judicieuses, c'est évident. Avant de juger, j'ai voulu me renseigner, j'ai trouvé ce document :

    Télécharger « nouvelle orthographe.pdf »

    sur ce site (il y en a bien d'autres, mais celui-ci se garde facilement sous le coude). Je vous invite vraiment à le consulter pour vous faire un idée.

    Honnêtement, cette réforme est vraiment très légère, rien à voir avec ce qu'on peut entendre ou lire...

    Après, je ne dis pas que ça ne me pique pas les yeux, évidemment, mais c'est juste parce que je n'ai pas appris à écrire ces mots de cette façon. Est-ce une raison pour refuser d'enseigner cette nouvelle orthographe à mes enfants ? Non, clairement, je ne pense pas, tout simplement parce que si tous ceux qui ont enseigné avaient refusé les réformes successives, notre langue ne serait pas celle que nous connaissons et que nous trouvons si belle et si riche aujourd'hui.

    Concrètement, en "école à la maison", je navigue entre les 2, en fonction des textes, des manuels, des remarques de la Puce : lui précise quelle orthographe correspond à l'ancienne et à la nouvelle, j'explique, éventuellement, nous cherchons ensemble l'origine du mot, le pourquoi de ce changement (c'est assez intéressant, finalement), puis, je lui laisse choisir la graphie qu'elle préfère (parce qu'elle a déjà certaines habitudes). J'ai adopté la réforme pour l'écriture des nombres, même si elle me gène un peu, il est assez facile de s'y adapter. Pour le reste, en cas de doute, c'est le dictionnaire le plus récent qui fait foi.

    Cette nouvelle orthographe, se mettra en place petit à petit, comme toutes les autres avant elle et comme les prochaines soulèveront des polémiques similaires (puisque depuis "toujours" tout un chacun déplore un appauvrissement de la langue française et de la maîtrise de plus en plus faible de son orthographe...)

    Et le vocabulaire dans tout ça ? ^^

    Myhal


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