• Contrôles tardifs cette année pour mes plus grands (le Loulou a même eu un instant l'espoir d'avoir été oublié he).

    La Puce a été contrôlée dans le même collège que l'année dernière, avec à peu de choses près la même équipe (IA, prof de maths, prof de français et principale adjointe...). C'est toujours un peu un dialogue de sourd, ça n'est pas que le contrôle se passe mal, loin de là, mais j'ai plusieurs fois les mêmes questions/remarques avec l'impression très nette de ne pas être écoutée/entendue. Enfin, au moins, cette année, ils ne m'ont pas dit que la Puce travaillait trop... sarcastic. J'ai même bien aimé l'échange avec la prof de français qui a réellement rebondit sur notre façon de travailler et les explications que j'ai données : elle m'a donné quelques nouvelles idées pour faire progresser la Puce en productions écrites notamment.

    Le Loulou, lui, a été contrôlé dans un lycée de la grande ville la plus proche, avec un commité un peu plus conséquent : IA, prof d'anglais, prof de français, prof de maths, psy-conseillère d'orientation et proviseur adjoint. Le dialogue était beaucoup plus ouvert, l'échange a été plus intéressant : une vraie discussion où chacune des parties tenaient compte de ce que l'autre disait... Peut-être que le fait que le Loulou soit inscrit au CNED a joué en notre faveur, je ne sais pas... Ils nous ont juste demandé son bulletin de notes et comment il s'organisait. Le Loulou a d'ailleurs reçu quelques conseils pour son organisation, ainsi que sur les choix des spécialités de première en fonction de l'orientation qu'il souhaite. Ils lui ont parlé d'un éventuel retour au lycée, mais sans insister plus que ça... Nous avons aussi parlé de la réforme et de l'obligation de formation pour les 16-18 ans, ils ne savent pas du tout comment ça se passera l'année prochaine : déclaration ? contrôle ? Pour le moment, je pense faire une déclaration comme d'habitude en joignant le certificat d’inscription au CNED...

    J'avais entendu dire que les contrôles de niveau lycée étaient moins "tendus" que ceux de niveau collège, après notre expérience de cette année, j'aurai tendance à confirmer...

    En tout cas, les contrôles passés, je me sens presque en vacances, même si les filles ont encore quelques petites choses à terminer wink2.

    Myhal


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  • Et voilà, le premier contrôle de la Minette est passé, et il s'est bien passé. Il ne s'agit pas de se lancer des fleurs (ça n'a aucun intérêt), mais de témoigner : trop souvent le contrôle fait peur alors que dans la majorité des cas, il se passe bien wink2.

    Nous étions convoquées à l'école, ce qui a fortement inquiété la Minette dans un premier temps, puis sa sœur et moi lui avons raconté comment ça allait se passer et elle a été rassurée (sinon, j'aurai demandé s'ils pouvaient venir à notre domicile pour sa première inspection, et pour leur en avoir parlé lors du contrôle, je sais que ça aurait été accepté).

    Les conseillers pédagogiques étaient ceux qui ont contrôlé la Puce il y a 2 ans, donc nous nous connaissions (c'est aussi pour ça qu'ils n'ont pas jugé utile de venir à la maison).

    La Minette a tout de suite été à l'aise et a commencé à discuter avec la conseillère pendant que nous nous dirigions vers la salle qui nous était réservée.

    La Conseillère me demande si je pense qu'environs 45 minutes d'exercices serait trop pour la Minette, je lui réponds que ça devrait aller.

    Au final, la Minette en a eu pour 20 minutes (et voyant la facilité avec laquelle elle faisait les exercices, la conseillère a poussé un peu plus loin, pour voir...)

    C'est le contrôle le plus rapide que j'ai eu... la Minette a un très bon niveau (nous le savions, mais elle était contente de l'entendre dire par des étrangers). Le conseiller m'a même proposé de se renseigner pour savoir comment valider le cycle 2 dès l'année prochaine (apparemment, ils n'ont jamais eu le cas, pour un enfant en IEF, dans mon secteur)... C'est à réfléchir, ça pourrait être utile, si, pour une raison ou une autre, la Minette devait retourner à l'école...

    Donc voilà un contrôle de fait, il ne reste plus que celui de secondaire...

    Myhal


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  • ASSR = Attestation Scolaire de Sécurité Routière

    Le niveau 1 se passe en classe de 5ème ou pour les jeunes âgés de 14 ans dans l'année civile.

    Le niveau 2 se passe en classe de 3ème ou pour les jeunes âgés de 16 ans dans l'année civile.

    A noter que l'ASSR2 est obligatoire pour l'inscription au permis de conduire...

    Le Grand a passé son ASSR2 l'année dernière.

    Cette année, c'est la Puce qui va passer l'ASSR1.

    Ici, le principe est toujours le même, l'inspection me demande de contacter mon collège de secteur pour que l'enfant concerné le passe en même temps que ceux de son niveau scolaire... Le collège nous envoie une convocation avec la date et l'heure de passage de l'ASSR et mon jeune y va avec trousse, convocation et carte d'identité (le collège est à 2 minutes à pieds de la maison, mes enfants y sont connus, je les accompagne jusqu'au portail où ils sont pris en charge).

    Pourquoi la Puce passera l'ASSR1 ? Et bien, pour s'entraîner : ça peut être un peu inquiétant de se retrouver dans un lieu qui n'est pas familier, un peu stressant de passer un petit examen (même s'il est facile), un peu inhabituel de se prendre en charge dans un cadre scolaire quand on fait l'école à la maison wink2.

    Honnêtement, j'habite une petite commune, avec un petit collège, c'est pour cette raison que je les laisse faire un peu par eux-mêmes (l'année dernière, mon Grand n'a même pas voulu que je l'accompagne)... si j'étais dans une grande ville, avec un collège immense comme il en existe parfois, ou si le collège était loin de la maison, je procèderai autrement, c'est évident.

    Si vous souhaitez que vos enfants passent les ASSR, n'hésitez pas à prendre directement contact avec votre collège de secteur. Ici, ils se déroulent après les vacances de Pâques.

    Un site permet de bien se préparer : Se préparer aux ASSR ; d'après mon fils, il avait eu exactement les mêmes questions lors de l'examen, et c'est aussi le site qu'utilisent les collégiens lors de leur formation...

    Myhal

     


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  • Et oui, c'est déjà la moitié de l'année scolaire...

    Le Grand (15 ans) poursuit sa 2nde via le CNED, si ça se passe plutôt bien, c'est parce que je l'accompagne : quand il a une difficulté de compréhension, il a la possibilité de venir me voir, je n'ai pas toujours la réponse, mais on discute, on cherche ensemble, et on finit toujours par trouver. Je me demande si un jeune seul parviendrait à obtenir de l'aide via le système de tutorat (vu les échos que j'ai pu en avoir, on va dire que "ça dépend"). En même temps, je n'ai pas pris un CPC pour le laisser se dépatouiller tout seul, mais je sais que certains n'ont pas le choix, et du coup, je me dis que l'accompagnement proposé, dans ce cas, est peut-être un peu juste... De son point de vue, les cours sont très brouillon. Ben oui, c'est de la "bonne" pédagogie implicite (activités pour découvrir la notion et déduction du cours), tout le contraire de ce que l'on fait chez nous, donc forcément... Il s'en sort très bien pour les matières scientifiques et l'histoire géographie. Pour les langues, il est plus à l'aise pour la compréhension que pour la production, et plus à l'aise à l'écrit qu'à l'oral. Côté orientation, il choisira des spécialités scientifiques l'année prochaine, mais il ne sait pas encore lesquelles... Il est déçu de ne pas pouvoir garder que l'anglais en langue étrangère et choisir une spécialité de plus en sciences, mais pour le bac, il faut une LV2, et comme c'est son objectif, il n'a pas le choix. De la même manière, il ferait bien "sauter" le cours commun d'enseignement scientifique pour approfondir plus les sciences, justement... De mon côté, je ne sais pas encore si nous poursuivrons avec une année complète via le cned pour l'année prochaine, ou des cours à la carte... Suivant son orientation, le jeune homme pourrait avoir besoin de monter un dossier (et d'aller le défendre en personne), donc ça sera plus facile s'il a des notes, mais les écoles visées se fichent pas mal de la lv2 par exemple, donc on pourrait se préparer au bac sans CPC pour certaines matières, de même qu'il pourrait choisir plus de spécialités qui l'intéressent... à voir, c'est en cours de réflexion...

    La Puce (12 ans) poursuit son programme de 5ème, tranquillement. Elle a accéléré le rythme depuis que je suis revenue au principe du tuilage avec elle, ça a été un peu fastidieux à mettre en place pour un niveau collège, mais après tout pourquoi pas ? Si elle continue sur cette lancée, elle devrait finir certaines matières plus tôt que prévu (mais comme d'autres prennent plus de temps...). Je suis satisfaite de nos supports, sauf peut-être pour l'italien, à voir pour l'année prochaine... Le programme de littérature est allégé et lui convient. La grande nouveauté, c'est qu'elle trouve du plaisir à lire, elle lisait très peu, et depuis septembre, elle dévore : Harry Potter, Oksa Pollock, Oscar Pill, les 2 premiers cycles de la Guerre des Clans, et actuellement, elle lit la série des chevaliers d'émeraude... tout ça depuis septembre... Bon, ok, ça n'est pas de la grande littérature, mais à la limite, ça n'est pas tellement important pour le moment... Je me dis que peut-être, elle se tournera d'elle-même vers quelques classiques... D'ailleurs, elle l'a déjà fait puisqu'elle a aussi lu Heidi et le magicien d'Oz. Et elle s'est attelée, sans rechigner, aux Fourberies de Scapin avec son programme de littérature, je suis plutôt fière d'elle yes.

    La Minette (6 ans) poursuit, elle aussi, son chemin. Son objectif des 3 derniers mois était d'apprendre à nager. Objectif atteint : elle a son certificat d'aisance et son diplôme des 50m avec départ sauté intello. Bon, du coup, le planning "scolaire" en a pris un coup, surtout la partie découverte du monde, mais on ne peut pas tout faire en même temps... Elle a une routine de travail bien rôdée, mais que je trouve trop lourde pour l'étude de la langue : on y passe trop de temps exclusivement alors qu'on peut en faire quand les occasions se présentent, quelque soit la matière. J'ai voulu supprimer un des 2 supports que nous utilisons, mais la Minette les aime bien tous les deux... L'année prochaine, je n'en prendrai qu'un et je dégagerai plus de temps pour la découverte du monde. En revanche, pour les maths, je pense garder l'organisation actuelle (là aussi j'ai plusieurs supports), mais comme elle avance très vite, ça permet de vraiment créer des automatismes, notamment au niveau des calculs ; et puis, comme la Minette adore, ça n'est pas du tout une contrainte. Côté lecture, nous utilisons le Manuel CE1 de la librairie des écoles... le niveau est vraiment élevé... elle a aimé "Les habits neufs de l'empereur", même si le vocabulaire était un peu difficile, de même pour les Fables de La Fontaine (elle a même appris "Le Corbeau et le Renard"), en revanche, elle déteste Knock (j'avoue, j'ai hâte de finir cette séquence, je me doutais que ça serait compliqué, mais je n'avais pas anticipé à quel point), je pense que ce texte est vraiment difficile pour des enfants de cet âge, surtout à cause du contexte, et puis, comme c'est un extrait, on a ni le début, ni la fin, ce qui la perturbe un peu. J'aborderai à nouveau le théâtre avec elle, un peu plus tard (l'année prochaine ?), via une saynète (Je pense au "Petit malade" de Courteline), histoire de ne pas lui laisser un arrière goût trop amer au sujet du théâtre. (Par contre, ça m'a donné une idée de séquence avec Knock de Jules Romain et Le Médecin malgré lui ou Le Malade imaginaire de Molière, mais pour un niveau collège ^^).

    Myhal


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  •  Alors là... c'est une bonne question... la suivante, s'il vous plaît... he

    Sérieusement, il n'y a pas de recette (ou plutôt, il y en a une par enfant, et comme je ne connais pas le vôtre...).

    Même pour les miens, ça reste en partie un mystère... et pourtant, je leur ai tous appris à lire. Ce que je peux faire, c'est vous raconter comment l'apprentissage de la lecture s'est passé pour chacun d'eux.

    Le Grand à appris à lire "tout seul" entre 4 et 5 ans. Je répondais à ses questions, il venait avec un livre, me montrait un mot, une lettre un groupe de lettres et me demandait quel son ça faisait. Il repartait, revenait, ect... Il pouvait y passer des heures, mais pas tous les jours... J'avoue que sur le moment, je n'ai pas réalisé qu'il apprenait à lire.

    Ma Deuxième s'est contentée de ce qu'elle faisait en maternelle. Elle posait quelques questions, mais sans plus. Elle a donc appris en passant par une méthode globale, puisqu'en maternelle, les enfants apprennent à reconnaître des mots. Arrivée en CP à la maison, je suis passée par les alphas et une méthode syllabique. Elle a su lire assez vite (aux vacances de Noël, c'était "plié").

    Ma dernière (6 ans actuellement) a eu du sur-mesure. Avec elle, j'étais vraiment plus attentive (j'avais plus d'expérience et j'étais plus informée que pour les 2 premiers) et j'ai vu (presque) tous les mécanismes se mettre en place, c'était un peu "magique". Elle a procédé un peu comme son frère, sauf que j'avais plus "d'outils" à lui proposer, j'étais plus préparée (on pourrait plutôt dire, moins démunie). J'ai pu m'adapter pleinement et suivre sa propre progression. Je me suis basée sur la méthode syllabique. J'ai aussi utilisé les alphas (seulement le DVD et les figurines), ce qui a permis d'acquérir très vite les sons voyelles et le principe de la combinatoire. Ensuite, j'ai enrichi au fur et à mesure qu'elle s'intéressait à une lettre ou à un son. Je lui ai fabriqué énormément d'étiquettes : des étiquettes syllabes, puis des mots, pour finir par des phrases (je m'étais même amusée à faire de petites histoires avec ces phrases, il fallait les remettre dans l'ordre, ça amusait beaucoup la Minette). Ma seule règle était que sur les étiquettes que je lui donnais, il n'y avait que des sons qu'elle pouvait lire. Quand elle a su utiliser tous les graphèmes/phonèmes, je lui ai donné son premier manuel de lecture, "à l'aube de l'école", avec lequel nous les avons tous revus de façon plus "académique", tout en lisant de petites histoires.

    Au final, elle a su lire tous les graphèmes un peu avant ses 5 ans et demi, en suivant son rythme et ses envies. Elle a évolué par paliers : étant très demandeuse pendant un moment, puis plus rien, se contentant de ce qu'elle connaissait (et évoluant dans d'autres domaines), pour revenir à la lecture, etc...

    Maintenant, elle lit de façon autonome. Je ne saurai pas donner son niveau en fonction d'une classe scolaire, mais à l'oral, nous en sommes à travailler la lecture courante (fluidité, respect de la ponctuation, ton, changement de voix en fonction des personnages... on rit beaucoup ^^).

    Si j'avais un conseil à donner, ça serait de suivre votre enfant, ne rien précipiter (surtout avant 6 ans), et de prendre du plaisir à l'accompagner dans ses découvertes wink2.

    Myhal


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  • L'apprentissage de la lecture est bien souvent source de stress pour les parents (que l'enfant soit scolarisé ou non). Dans notre société, la lecture est partout, les enjeux de son apprentissage sont immenses. Alors quand on pratique l'IEF et que l'on prend la responsabilité d'apprendre à lire à son enfant, la pression (même si, bien souvent, on se la met tout seul), est très forte.

    "Vais-je réussir à lui apprendre à lire ?" (ou plutôt en arrière pensée "et si je n'y arrivais pas ?")... On peut même reporter (bien malgré nous), la pression sur les épaules de notre enfant, surtout quand des difficultés pointes le bout de leur nez.

    STOP !

    Vous savez quoi ? la lecture est un plaisir he. Essayez de ne pas perdre ça de vue et de ne pas transformer l'apprentissage de la lecture en corvée ^^.

    Lorsque j'ai commencé l'école à la maison, ma deuxième entrait en CP, donc l'apprentissage de la lecture était une priorité.

    Mais la lecture ne commence pas au CP, elle commence dès tout petit en donnant le goût des livres aux enfants (souvent au sens propre sarcastic).

    Très tôt, je lis des histoires aux bébés. Les miens avaient une préférence pour les imagiers et les "T'choupi" (probablement parce que visuellement, ils sont accessibles aux tout-petits).

    Dès le départ, je leur apprends aussi à respecter "l'objet livre" (ça ne se mange pas ^^, on tourne les pages doucement, etc. ...)

    Dès qu'ils se déplacent, ils ont des livres costauds à leur disposition (pages cartonnées épaisses et livres de bain).

    Encore maintenant, il ne se passe pas une journée sans que je lise quelque chose à ma dernière (en dehors de l'IEF). Quelque chose qu'elle choisit (c'est important), peu importe si ça fait 1000 fois que je lui lis, peu importe qu'elle le connaisse par cœur : je lis pour elle.

    Si un enfant aime les livres, il va s'intéresser petit à petit à ce qu'on lit (donc à ce qui est écrit) et commencer à poser des questions sur "ce qui est écrit là". Je pense qu'il faut y répondre, peu importe l'âge de l'enfant, surtout ne pas lui dire qu'il est trop petit : c'est un sujet qui l'intéresse, il n'y a pas d'âge "légal" pour commencer..

    Avec ma dernière, c'est à ce moment là que j'ai introduit les jeux de discrimination visuelle pour exercer l’œil à être attentif (jeu d'ombres, de différences, de mise en paire, de cherche et trouve...), pas nécessairement avec les lettres (personnellement, je n'en fais pas avec des lettres).

    A peu près au même moment, j'ai proposé des jeux de phonologie (j'explique ça ici (clic)), pour entraîner l'oreille à faire attention à ce qu'elle entend. (pour les jeux d'écoute, on peut commencer très tôt, c'est quelque chose qui plaît, généralement, aux tout-petits).

    On ne lit pas, on prépare son corps à lire, et croyez-moi, l'apprentissage de la lecture en est grandement facilité.

    Ce sont des jeux, donc on peut aussi les proposer aux enfants sans que ceux-ci s'intéressent à ce qui est écrit dans les livres. C'est juste que c'est un signe qui montre que l'enfant est prêt pour commencer la discrimination visuelle (la vue est un sens qui s'affine lentement, ça ne sert à rien de brusquer les choses).

    Plus l'enfant est jeune, plus il faut faire attention à notre posture : répondre à sa curiosité, oui, la devancer, non wink2.

    Myhal


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  • Le Grand est inscrit au CNED (non réglementé).

    Après quelques cafouillages (par exemple, nous n'avons eu le planning de remise des devoirs que fin septembre), la prise en main de site (c'est pas vraiment intuitif sarcastic), et le stress lié à la façon de rendre les devoirs (les critères font un peu peur au début, surtout que si on ne les remplit pas, la copie n'est pas corrigée, et on ne peut pas en renvoyer une autre... c'est un peu "ballot" tout de même), on peut dire que, maintenant, ça va bien côté organisation.

    Le Grand travaille par objectifs : il ne se fixe pas de temps (sauf pour les langues qui sont travaillées quotidiennement), il est capable de travailler une même matière toute une journée, et même plusieurs jours de suite. S'il sature, il change, pour revenir à son objectif principal ensuite. Il peut donc ne travailler qu'une ou deux matières sur toute une semaine, si ses objectifs ne sont pas remplis.

    Anglais (LV1) : le thème de la séquence étudiée était "la défense d'une grande cause". Il a appris à extraire les informations principales de différents documents (textes, images, tableau, documents sonores...). Il a aussi appris à "anticiper" le contenu des documents (c'est un truc que je pratique assez peu en IEF, j'avoue que je n'en vois pas bien l'intérêt : si un texte s'intitule "le travail des enfants", on se doute bien qu'on ne va pas parler de la dernière éruption volcanique...). Comme le devoir comportait une partie compréhension écrite et une partie expression orale, il a dû s'entraîner à parler, trouver une "grande cause à défendre", l'adapter à ses compétences en anglais... Bilan : il a aimé cette séquence, sauf qu'il n'y a pas vraiment de "cours", juste des conseils, des points méthodes éparpillés parmi les activités...

    Chinois (LV2) : séquence 1 en cours... quelques difficultés en chinois liées au fait qu'il n'avait pas travaillé cette langue à la manière de l'éducation nationale. Par exemple, il connaît pas mal de caractères, mais pas nécessairement ceux qui sont à connaître... du coup, le démarrage est lent, mais je ne suis pas nécessairement inquiète, car même s'il n'a pas appris les caractères dans l'ordre souhaité par l'EN, à un moment, ça va bien se rejoindre.

    Italien (LV3) : bon, là, rien à voir avec le chinois (ni même avec l'anglais), pour le moment, il trouve ça plutôt facile (il faut avouer que ça semble assez proche du français, côté vocabulaire, mais surtout côté grammaire).

    Français : la séquence "le roman et la nouvelle réaliste au XIXe siècle" est étudiée. C'est vraiment LA matière où il a été surpris par la quantité de travail demandée. Pour la deuxième séquence "La critique sociale, du XVIIe siècle au XVIIIe siècle", il a déjà lu la lecture cursive demandée ("L'affaire du chevalier de la Barre" de Voltaire).

    Histoire - Géo : la première séquence "Les Européens dans le peuplement de la Terre" est terminée. Ce qui l'a surpris dans cette matière, c'est que les réponses sont juste sous les questions, ce qui rend les exercices un peu difficiles à travailler (il cache, mais c'est quand même plus tentant de regarder la réponse que quand elle est à la fin...)

    Maths : jusqu'à maintenant, le Grand n'a jamais eu de soucis dans cette matière. La première séquence "notion de fonctions linéaires et affines" est passée comme une lettre à la Poste. Pour la deuxième "Repérage dans le plan - Équations de droites", il en est à la rédaction du devoir. Il aime beaucoup la partie programmation, même s'il m'a confié que le cours est peut-être un peu juste de ce côté pour un vrai débutant.

    Physique-Chimie : comme en maths, c'est un domaine où il a plutôt des facilités. La séquence concernant les éléments chimiques est terminée, celle sur les ondes est en cours. Parfois, il a l'impression d'être pris pour un idiot, mais ce sont des sujets qui le passionnent depuis longtemps. Il est donc déjà très informé, par rapport à d'autres jeunes de son âge.

    SVT : bon, la séquence 1 "Les conditions de la vie, une particularité de la Terre" est faite... Il n'a pas du tout aimé ce cours. Déjà, il a eu l'impression de retourner en CP à cause de certaines illustrations (c'est vrai que l'utilisation d'un bonhomme playmobil est un peu étrange pour un niveau seconde), mais en plus, il y a un certain nombre de coquilles dans ce cours (au niveau des mots, ça va encore, mais au niveau des nombres, c'est quand même plus embêtant). De plus, ils disent des "bêtises" (que la Terre est le seul astre du système solaire à avoir de l'eau, par exemple) qui font bondir mon Grand. Et encore un point négatif, il trouve les supports très brouillons (devant ses plaintes, j'ai forcément jeté un œil, et c'est vrai que c'est très "particulier"...). Si la seconde séquence a le même profil, je complèterai ce cours par un ouvrage plus structuré. (Je tiens à préciser, après cette première période, que c'est vraiment la seule matière où il y aurait besoin d'un complément.)

    Voilà un premier bilan plutôt positif pour ce cours par correspondance. Dans l'ensemble, le Grand se trouve bien accompagné par les cours fournis. Il n'a pas eu besoin de contacter un tuteur. Il est plutôt content de l'autonomie que ça lui donne. On discute très régulièrement des objectifs qu'il se fixe : il me dit ce qu'il pense faire dans la semaine, je lui donne mon avis, et le plus souvent, il en tient compte (par exemple, pourquoi commencer la séquence 2 d'une matière alors que le devoir 1 est au brouillon ? autant mettre le devoir au propre, l'envoyer puis commencer la séquence 2 wink2)... Le seul point sur lequel j'ai insisté, c'est le fait qu'il travaille les langues tous les jours. Pour le reste, il s'organise comme il veut. Je referai un point avec lui sur le nombre de devoirs envoyés au moment des vacances de Noël pour vérifier qu'il ne prend pas de retard.

    De mon côté, via le site du CNED, j'ai accès à ses notes, à la correction de ses copies et à une partie "informations" comprenant le forum "lycée-parents". N'ayant pas eu de soucis administratifs, je n'ai pas eu besoin de les contacter, donc je n'ai pas d'info à partager de ce côté.

    Myhal


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  • Pour la Grande, la routine de travail est acquise et n'a pas changé depuis longtemps. Elle aime travailler sur un temps donné : savoir quand elle va changer d'activité est important pour elle. Ce qui change cette année, c'est que je lui donne un objectif (réalisable), sur ce temps, parce que sinon, la demoiselle a tendance à procrastiner (surtout quand c'est une matière qu'elle apprécie moins sarcastic). Si l'objectif n'est pas rempli, et bien, elle continue jusqu'à ce qu'il soit atteint (non, parce que sinon, je crois bien qu'on ne dépassera pas le premier chapitre). Tant pis, si pour ça elle doit rogner sur son temps libre : elle rattrape le weekend ce qu'elle n'a pas eu le temps de faire la semaine. Et vous savez quoi : ça marche ! Quand elle a compris que ni son père, ni moi ne cèderions, elle s'est mise au boulot, et elle remplit presque toujours ses objectifs en temps voulu (et même parfois, elle les dépasse, puisqu'il reste du temps) he.

    En grammaire, elle fait deux exercices par jour, ce sont surtout des révisions, en "nouveauté", elle a vu les valeurs du présent, du passé composé, de l'imparfait, du passé simple, du plus-que-parfait et du passé antérieur ; le schéma narratif. Tout le reste concernait des révisions et/ou des approfondissements. (le schéma narratif avait déjà été vu, mais elle ne s'en souvenait plus du tout...)

    En littérature, elle a vu le thème du bestiaire imaginaire.

    Elle fait également une rédaction et une fiche de vocabulaire par semaine.

    En maths, elle a vu les enchaînements d'opérations (avec ou sans parenthèses), les symétries (axiale et centrale), et elle est en train de voir le calcul littéral.

    En anglais, uniquement des révisions pour le moment (se présenter, demander/donner l'heure, demander un prix, formules de politesse, vocabulaire de la maison, des vêtements, les couleurs, les nombres...)

    En italien (sa LV2) : se présenter, reconnaître le masculin et le féminin, conjuguer au présent les verbes en "are" et les auxiliaire "essere" et "avere".

    En histoire : Byzance et l'Empire carolingien (en cours).

    En physique-chimie : la constitution de la matière (en cours, on fait pas mal "d'expériences", c'est assez long, mais aussi très enrichissant).

    En SVT : la Terre et sa dynamique interne ainsi que les grandes zones climatiques de la Terre.

    En technologie : du besoin au cahier des charges.

     


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  • La reprise a été particulièrement difficile pour la Minette : le très beau temps que nous avons eu ne l'incitait pas à revenir travailler après la pause du midi, et je l'ai laissée profiter du soleil un bon nombre d'après-midi. he

    Elle a cependant bien travaillé, vu de nouvelles choses, et consolidé d'autres.

    Pendant cette période, la Minette a terminé son programme de CP et entamé celui de CE1.

    Comme d'habitude, je suis son rythme, la différence tient au cadre un peu plus rigoureux que les années précédentes (bah oui, c'est sa première année d'instruction obligatoire) : elle ne fait plus tout à fait ce qu'elle veut dans la journée, certaines choses sont imposées. Au début, elle trouvait ça "trop nul" (forcément, ce que j'impose, n'est pas nécessairement ce vers quoi elle se tourne naturellement...), mais au fil du temps, elle en a perçu les bénéfices, et du coup, elle a retrouvé son enthousiasme habituel pour ce que je lui propose.

    En grammaire, la Minette sait reconnaître les verbes, les noms et les déterminants. Elle sait différencier les verbes conjugués et les verbes à l'infinitif. Elle sait aussi trouver l'infinitif d'un verbe conjugué.

    Nous avons également travaillé sur l'ordre alphabétique (elle ne le maîtrise pas encore totalement, le V et le X coincent).

    En vocabulaire, nous avons travaillé sur les émotions et les bruits.

    En lecture, elle a terminé sa lecture suivie de CP et commencé "Les Habits neufs de l'empereur" d'Andersen issu du livre de lecture CE1 de la librairie des écoles. C'est un conte difficile, pour elle, au niveau du vocabulaire (c'est vrai que certains mots et expressions, sont difficiles, même pour ma 5ème), mais c'est aussi très enrichissant.^^

    En français, elle a des activités quotidiennes de réinvestissement, parce qu'on n'apprend pas en voyant une seule fois une notion, mais en répétant, répétant et répétant encore, pour que les notions vues deviennent des automatismes (il faudra plusieurs années pour certaines).

    En maths, les nouveautés ont été la reproduction sur quadrillage, se servir d'une règle pour mesurer et tracer des segments (cm), la soustraction posée sans retenue, aller au-delà de 100 (bon, comme elle a compris le principe, elle est passée directement de 99 à 999, mais je pense que ça reste à consolider)... et bien sûr, elle a des activités quotidiennes pour réinvestir ce qu'elle a déjà vu, afin de consolider ou perfectionner ses compétences.

    En découverte du monde (DDM) - Le temps : les jours de la semaine sont acquis, elle connaît aussi les mois et commence à percevoir leur cycle (c'était très flou jusqu'à peu, je pense qu'il fallait juste qu'elle grandisse, du haut de ses 6 ans, un an, c'est une éternité wink2). Elle parvient à se repérer sur un calendrier (retrouver quel jour nous sommes, noter un RDV à une date que je lui donne, les anniversaires, voir que tout le monde n'en a qu'un par an, ect.). Elle a également commencé à apprendre à lire l'heure (sur un cadran à aiguilles).

    En DDM - L'espace : elle a vu comment prendre une photo et les différents types de photo (du gros plan à la photo aérienne, en passant par la vue de face et de côté), puis elle s'est exercée en prenant en photo une maison en jouet. Elle a également vu comment se repérer dans notre bourg à partir d'un plan, ainsi que le lien entre photo aérienne et plan (c'était facile, les deux sont affichés côte à côte dans notre mairie).

    En DDM - Le vivant : nous avons parlé des aliments bon pour notre santé et du rythme du vie bon pour notre corps.

    Concernant les objets, nous avons vu comment faire fonctionner certains appareils du quotidien (énergie musculaire / énergie électrique).

    En électricité, elle a observé différents types de piles et déterminé à quoi elles servent (en lien avec l'activité sur les appareils, certains de ceux qu'elle avait choisis fonctionnant grâce à des piles).

    Toutes ces activités ont fait l'objet d'une trace écrite dans ses cahiers, et donc d'une approche plus "formelle" avec un vocabulaire plus précis que ce que nous pouvons faire par l'observation au quotidien.

    En activités artistiques, elle a fait un travail sur son prénom avec des contraintes de couleurs (vocabulaire : couleurs primaires, secondaires et complémentaires) ; elle a réalisé un arbre d'automne en faisant les feuilles au coton-tige (notion de couleurs chaudes) ; elle a reproduit un petit poney en perle à repasser (en lien avec la reproduction sur quadrillage).

    Elle a également fait les évaluations de CE1 dont beaucoup de monde parle ces derniers temps (surtout avant les vacances), mais ça, je vous en reparlerai dans un autre billet smile.

    Myhal


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  • Avec le temps, j'ai remarqué qu'en IEF, comme ailleurs, nous travaillons mieux quand certaines conditions sont remplies.

    Ces conditions sont variables d'une famille à l'autre (et même d'une personne à l'autre), mais elles sont avant tout initiées par nous, les parents "accompagnants" / "instructeurs"...

    Pour moi, la première de ces conditions est d'être pleinement disponible. Or, je ne sais pas vous, mais moi, je suis incapable d'être disponible pour l'instruction 24h/24... J'ai donc choisi de définir des plages horaires où je suis disponible pour l'IEF. Ce qui ne veut pas dire que je refuse de répondre à leurs questions d'enfants / d'adolescents en dehors de ces plages (comme tous les parents), en revanche, je ne suis pas disponible pour corriger un exercice, ni expliquer une leçon ou une consigne. Ces plages vont de 7h30-8h à midi et de 13h30 à 16h30. C'est largement suffisant pour répondre à leurs besoins d'instruction.

    Pour être pleinement disponible, il m'est aussi nécessaire d'exclure toute pensée parasite : par exemple, si la maison est trop en désordre, je sais que je ne serai pas disponible puisque je penserai à ce que je dois ranger dès que j'aurai un instant, or m'occupant de l'instruction de 3 enfants de niveaux très différents, j'ai rarement "un instant"... je préfère repousser le début de l'instruction de quelques minutes et être vraiment prête, "mentalement".

    Comme tout le monde, j'ai parfois un coup de téléphone à passer, un rendez-vous à prendre, un courrier à rédiger, un imprévu à gérer, etc... Si je ne peux pas le faire en dehors des périodes d'instruction, je préviens les enfants et ils se débrouillent pendant que je suis occupée. Pour la plus jeune, je la lance dans une activité et si elle a terminé avant moi, elle sort un atelier. Pour les plus grands, si jamais ils se retrouvent bloqués, ils changent de matière, tout simplement. Ces temps sont généralement très courts (moins de 5 minutes), et ils sont loin d'être quotidiens (heureusement).

    De la même manière, je prépare très rarement le repas du midi en matinée : je cuisine en plus grande quantité pour le soir, ce qui nous fait un "reste" pour un midi. Si jamais je suis prise au dépourvu, j'ai toujours l'option "pique-nique" sous le coude...

    Tout ceci peut sembler superflu, mais je pense au contraire que c'est très important : se rendre disponible, être là, pleinement présente au moment de l'instruction me permet d'installer une meilleure ambiance, d'être plus patiente et plus inventive, je dirai même plus investie...

    Une autre condition vient aussi de l'environnement. Je l'ai déjà dit, mais personnellement, j'ai besoin que la maison ne soit pas en bazar quand je commence une journée d'instruction. Rien d'exceptionnel puisque le gros du rangement a lieu le soir. Mais le matin, avant de commencer l'instruction, la vaisselle du petit-déj est lavée, essuyée et rangée, les enfants sont habillés et coiffés, leurs dents sont propres, les lits sont faits... Chez nous, pas d'école en pyjama : avant de commencer la journée, nous nous préparons, tout simplement (je n'ai rien contre les pyjamas, c'est juste que si nous avons une courses à faire, une envie de sortie, et que je dois attendre que tout le monde soit habillé, c'est fichu)... Pour l'espace de travail, nous avons la chance d'en avoir un dédié à l'instruction, nous n'empiétons donc pas sur la table où nous mangeons (enfin si, ça arrive, pour les expériences, ou les projets d'arts, par exemple). Mais ça n'est pas une raison pour ne pas le ranger une fois la journée terminée, et c'est bien plus agréable de commencer la journée à une place toute nette, prête à nous accueillir.

    Nous avons aussi la chance de ne pas être figé à une place : un enfant peut s'isoler s'il en a besoin (c'est d'ailleurs le cas de mon Grand qui travaille de plus en plus souvent dans sa chambre) ; les lectures et apprentissage des leçons ne se font pas nécessairement à leur place de travail, mais dans le canapé, un fauteuil, leurs lits, le couloir (en faisant les 100 pas) ou tout autre endroit qui leur convient...

    Toutes les conditions environnementales qui nous conviennent à nous en ce moment, seront probablement différentes dans quelques semaines/mois/années. Ce qui ne changera pas, c'est la nécessité d'être pleinement disponible pour leur instruction au moment de celle-ci, du moins, tant que notre aventure en IEF durera.

    Et vous, quelles sont vos "bonnes conditions" de travail ?

    Myhal


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